Du surréalisme de la SNCF…

Mais où se cache le surréalisme de nos jours ? Si vous vous posiez la question, ne cherchez plus ! On le trouve discrètement lové derrière les guichets de la SNCF à la gare Montparnasse…

Mais avant tout, plantons le décor. J’étais sur le chemin du retour de Paris (zone 1) pour rentrer chez moi à Clamart (Zone 2) par le train, et j’arrivais d’un bon pas du métro, ticket valide en main, avec l’entrain de celle qui rentre chez elle plus tôt que d’habitude. Quand je me retrouvais bloquée devant les tourniquets de fer qui me lançaient obstinément leur entêtante petite croix rouge à chaque tentative de passage. Pas contrariante, j’ai rejoint les guichets pour acheter le sésame qui m’ouvrirait la voie vers ma maison. Mais, sans le savoir, j’étais entrée dans une zone où la logique telle que nous la connaissons ne s’applique pas, une zone d’ombre où tout est possible, la quatrième dimension des chemins de fer en quelque sorte…

– Bonjour Madame, j’ai un ticket de métro valide pour la zone 1, j’ai mon pass navigo pour la zone 2, mais je n’arrive pas à passer.

– Oui, c’est normal, derrière les portillons c’est plus Paris, hein ! Derrière les portillons c’est la zone 2, c’est comme si vous aviez passé le périph’…

– Oui, mais j’ai mon pass navigo zone 2…

– Ah mais ici vous êtes en zone 1 !

– Mais je suis venue jusqu’ici avec un ticket de métro valide pour la zone 1, je vais en zone 2 avec un pass navigo valide pour la zone 2, je ne vois pas pourquoi je ne peux pas passer…

– Oui, mais c’est pas possible… Faut que vous achetiez un complément de trajet : 1€70…

– Un complément de trajet ? Vous êtes en train de me dire que pour avoir le droit de passer le tourniquet en fer je dois acheter un « complément de trajet » ?

– Voilà.

– …

Cette brave dame avait l’air de trouver ça complètement normal… J’ai donc payé, car l’attrait de mon intérieur douillet était plus fort que l’envie de faire la guerre à la SNCF. Et puis, les moulins à vent c’est pas pour moi, en tout cas pas ce soir. Je vous passe les diverses anecdotes qui ont ponctué notre tête-à-tête : le fait qu’elle essaye pendant cinq minutes de passer ma carte bleue sur le lecteur navigo en me disant qu’elle n’arrive pas à lire mon pass, le fait qu’elle veuille faire une « photo » (« …copie » fallait-il comprendre) des mes tickets carte bleue… Pourquoi ? J’ai renoncé à comprendre car au moins deux train m’étaient déjà passés sous le nez et je ne voulais pas lancer la guichetière dans une nouvelle explication obscure.

Je retiens que passer un portillon à la gare Montparnasse est un trajet de 30cm qui coûte le même prix que le ticket de métro permettant d’aller d’Issy-les-Moulineaux à la Porte de la Chapelle. Tout va bien… Chacun en pensera ce qu’il veut, mais tout ça me laisse quand même un arrière-goût de racket en bande organisée, je dirais même en bande légalisée…

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11 réflexions sur “Du surréalisme de la SNCF…

  1. A peine entré sur l’asphalte autoroutier, 20M environ, qu’une urgence m’appelle à ressortir. Un espace entre les voies d’entrées et de sorties me permettent cela. Bonjour Madame blablabla…La dame : Vous ne pouvez pas ressortir par la même entrée…sauf si vous payez le trajet le plus long blablabla…Moi: ??? Elle: D’a partir du moment ou je lève la barrière je dois faire payer un trajet et comme vous n’en avez pas, c’est le plus long…Moi: faite comme si c’était une moto alors! Elle: mais vous êtes en voiture je n’ai pas le droit. Je regarde derrière moi et… une file de voitures m’empêchât de faire re-demi-tour. 55€…

      • On pourrait le définir comme cela. On se rend surtout compte du formatage, de la peur de perdre son emploi, la crainte d’être surveillé, du stress et peut-être aussi le manque de reconnaissance dans son travail quel qu’il soit d’ailleurs. J’étais peut-être la raison de son travail ce jour-là.

  2. Train train quotidien de l’ânerie organisée sous forme de transports en commun … SNCF / SNCB même con-bat.

    Ne raconterai pas – ce serait trop long l’histoire où pour faire un voyage de 25 kms transfrontalier, les renseignements donnés de part et d’autre, me faisaient prendre des TGV au prix fort en passant par Bruxelles puis LIlle puis Paris et enfin Luxembourg (aussi à 20 kms d’où je me rendais). Et je ne parle pas du prix … suis resté chez moi …

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