Lamentable.

Merci

Je ne fais jamais d’article d’actualité. Mais là, je ne sais pas pourquoi… Certainement que le tirage à 200 000 exemplaires et le mot best-seller s’affichant en gras en dessous du visage de la femme bafouée ont titillé l’écrivain qui sommeille en moi.

Je trouve ça lamentable. Et à plus d’un titre…

Déjà la démarche… La vengeance. Comme n’importe quelle femme est tentée de le faire après avoir été trompée, sauf que la notoriété aidant, Valérie en fait un spectacle national. Et surtout malsain. Elle souffre, c’est sûr. Mais depuis quand la stratégie d’agresser celui qui vous a blessé est-elle devenue pertinente ? La méchanceté en réponse à l’infidélité. Le mépris, les accusations pour faire front à la trahison. Et pour quelle résultat ? Une courte satisfaction malsaine éventuellement ? Le plaisir de le voir conspué ? De la poudre aux yeux tout ça… Une illusion de victoire, perverse, qui ne masquera jamais la douleur. Elle ajoutera juste un peu plus d’aigreur à vos sourires forcés.

Vous n’avez rien à y gagner. Et tout à y perdre. Une réaction dictée par l’urgence de blesser, de faire mal. Une âme noircie par la frénésie de représailles, par le besoin d’exécuter l’autre aux yeux de la société. C’est se rabaisser à la hauteur de celui qui a trahi. C’est se manquer de respect à soi-même.

Du point de vue littéraire… Ai-je besoin de le mentionner ? On donne dans la littérature de bas étage, qui table sur le scandale, le voyeurisme, le pathos… On en rajoute dans le croustillant des détails, dans le pathétique des situations. On grossit le trait du personnage déjà gras de ses défauts. Faisant fi de l’objectivité, on nous projette dans les échanges d’un couple qu’eux seuls sont outillés pour comprendre. Quelle élégance… Ces mots ne nous regardent pas. Ces gestes ne nous concernent pas. Et pour quel niveau d’écriture ? Je vous en laisse juge, mais je ne pense pas que le livre puisse prétendre au prix Goncourt…

Et vous messieurs les éditeurs, belle prouesse. 200 000 exemplaires pour voir un couple se déchirer. Pour se frotter les mains, la douce musique métallique de l’argent qui tombe dans les coffres dans les oreilles, en poussant les lecteurs à reluquer la vie des autres, à juger, à culpabiliser. La rentabilité et le matraquage publicitaire en moteur de la littérature. D’une nouvelle littérature poubelle qui, comme la malbouffe, n’est pas bonne pour nous, mais vers laquelle tout le monde se précipite sans réfléchir. C’est vrai quoi, pourquoi miser sur de nouveaux talents littéraires quand on peut faire les choux gras des tabloïds?

Du point social et politique… Ce livre pousse la France vers une société de médisance, de commérage. Une société qui cultive le scandale. Une société qui s’attache aux formes plutôt qu’au fond. Tous partis confondus, qu’un homme ait les épaules assez solide pour gouverner la France, qu’il ait les qualités requises pour diriger le pays dans la bonne direction, l’expérience, la force de caractère pour redresser la barre… (et je ne parle pas forcément de notre président) qu’est ce que ça peut nous foutre ce qu’il fait de ses fesses ? Tant que ça reste dans le domaine de la légalité, ça ne nous regarde pas. Quelqu’un m’a dit un jour : nos dirigeant doivent être exemplaires. Un, c’est impossible et deux, en quel honneur ? Surtout que l’exemplarité est subjective en fonction de la personne à qui on s’adresse. Ils doivent être exemplaires, oui, dans ce qu’ils font pour le pays, dans leur politique. Le reste nous ne devrions même pas en entendre parler. Ça ne nous viendrait jamais à l’esprit de s’enquérir de la fidélité de notre boulanger à sa femme, et d’arrêter de lui acheter du pain si l’homme se révélait volage. On regardait l’Amérique d’un œil moqueur du temps de Bill et de Monica, nous voici lancés sur leurs traces.

Nous espérons tous l’homme fort, charismatique, qui saura donner un second souffle à la France. Nous citons les présidents du passé en exemples… Mais ça n’arrivera pas tant qu’on continuera à exposer leur intimité. C’est une tendance dangereuse que celle d’impliquer leur vie privée dans la politique, et nous en prenons allègrement la route.

J’aimerai penser que ce livre est la réaction à chaud de quelqu’un qui n’a pas vraiment réfléchi aux conséquences. Mais non. Un livre ça prend du temps à écrire. Ça se travaille, ça se mûrit. Valérie, quelle crédibilité aurez-vous en tant que journaliste après ce livre exposant votre intimité sans filtre ? Cet ouvrage est fait pour blesser. Et il va atteindre son but. L’intéressé, sûrement. Mais pas seulement. Il pourrit la société et ça m’ennuie. Il vous fera beaucoup de mal, et vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même.

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30 réflexions sur “Lamentable.

  1. De bons mots belle Carine pour une démarche pathétique de femme blessée. Comme diraient de grands philosophes : ça ne nous regarde pas !
    Merci pour ce partage d’idées auxquelles j’adhère totalement.

  2. Moi cela me fait…rire sans moquerie, un peu jaune certes, quand nous nous sommes promis en famille de nous l’offrir mutuellement. Ce que je trouve peut-être lamentable est surtout le bal des hypocrites tournoyant autour de son bouquin. Tiens, que j’ai envie d’approuver.

  3. Bien dit, Très bien écrit. Voici, personnellement, ce que j’écrivais (le 17/11/2012) sur mon blog après plus de 3 ans après ma séparation (très dure à « digérer » et plus que douloureuse !). J’avais tour à fait conscience que toute intervention de ma part aurait eu l’effet inverse que celui escompté (?). Effectivement la vengeance ne sert à rien, sinon à « se salir » soi-même. Sur ce point (comme sur tous les autres que tu abordes) nous sommes d’accord ! De mon côté, je n’ai pas bougé, et j’avoue que j’en retire un certaine fierté !
    http://antidictionnaire.wordpress.com/?s=vengeance

    • Très belle définition de la vengeance 🙂 C’est vrai que ce qui reste, avec le temps, c’est la fierté d’avoir eu la force de caractére de ne rien faire, de ne pas avoir cédé aux pulsions destructrices. Vous pouvez être fier de vous 🙂

  4. Belle analyse, qui me convient parfaitement !
    Comment peut-on donner son intimité ainsi en pâturage ? ! J’avoue, cela me dépasse…
    Bien évidemment que cela doit-être douloureux mais de là a en faire un livre…que de bassesse…
    Notre société aime de plus en plus ce type de récit, il n’y a pas besoin de me convaincre, allumer votre téléviseur, s’en est criant de vérité…hélas !
    Je ne ferai nullement l’achat de ce livre, il ne m’intéresse pas, je ne me rabaisserai pas à cela.
    Par contre je tiens le pari, sa vente sera excellente !

  5. Bien d’accord, mais peut-être la seule motivation est-elle commerciale. Ce qui rend l’opération encore plus méprisable !

  6. Je suis totalement d’accord avec toi. Tu as su mettre des mots sur mon propre ressenti. C’est une honte. Je n’arrête pas de penser que l’image du président est déjà bien en dessous de tout, ce livre ne l’aide vraiment pas. Je trouve ça répugnant de publier aux yeux de tous l’histoire d’un SIMPLE COUPLE, comme tout le monde. Certes, il y a le mandat présidentiel qui vient s’ajouter, mais n’est-ce pas de la souffrance affective, comme bon nombre de femmes connaissent? (et hommes d’ailleurs). Comme tu le dis, c’est une vengeance. Une vengeance totalement inutile.

  7. Je suis ébahie devant la justesse de tes mots. J’ai réagi comme toi hier en postant un article sur mon blog à ce sujet ! En te lisant je retrouve exactement ce que j’ai pu ressentir ! Bravo pour cet article que je m’empresse d’aller partager 🙂

  8. « C’est se rabaisser à la hauteur de celui qui a trahi. C’est se manquer de respect à soi-même. »

    Voilà les mots qui traduisent bien ce que je pense de ce livre. Une vengeance, vengeance aussi sale que l’acte de laquelle elle découle.
    Une vengeance sous forme de déballage, mais pas du déballage de la vie d’autrui comme souvent. Non… du déballage de choses qui étaient personnelles, qui deviennent publiques et salissent jusqu’à la femme bafouée qu’elle a pu être.

    Je trouve ça vraiment triste. Ce qui est du privé se doit de le rester pour tout un chacun. Nous n’avons pas à avoir ces détails là. Pas plus que nous ne devions savoir pour ses frasques à lui au départ !

  9. « On pourrait résumer l’ambition à cette définition-force : une urgence médiatisée. Elle est le processus de transformation d’une urgence, intime et privée, en feu sacré politique et contagieux. »
    Vincent Cespedes

  10. La vengeance de cette femme répudiée au vu et au su de tous et toutes après avoir été la cocue la plus célèbre de France est effectivement pathétique, bien que financièrement intéressant (100 000 euros d’avance, 600 000 si toutes les épreuves se vendent, et c’est bien parti pour …). Le jeu en valait-il la chandelle ? Se sentira-t-elle mieux après ? Brisera-t-elle enfin le couple Hollande-Royal tellement honni ? Je crains que non ! Alors tout ça pour ça ? Juste mesquin et tellement petit, au fond …
    Si c’est ça la normalité, la sordidité du voyeurisme bien pensant, alors je crois que je préfère être en marge …

    • Très bel article merci. Cela dit, je suis plus encline à excuser le désir de vengeance d’une femme humiliée (un désir qui est humain après tout même si c’est un plat qui est censé se manger froid) que l’attention accordée par les gens à ce livre. On accuse souvent les politiques et les médias de faire le jeux ô combien lucratif de la télé-réalité en brouillant les frontières privé/public mais on oublie qu’il en va de la responsabilité des peuples (et lecteurs) de refuser ce jeux. L’offre n’est pas censée conditionner la demande et il est possible de ne pas répondre à l’offre qui nous est faite. Le changement doit venir des citoyens et non d’un sérieux difficilement envisageable des politiques ou des médias; mais ce n’est peut-être pas pour maintenant.

      • Je ne pense pas que la responsabilité repose sur les épaules du peule. Car combien de ceux qui trouvent ce livre répugnant l’achèteront quand même pour divers raisons: car on ne peut pas juger quelque-chose tant qu’on ne l’a pas lu, car après tout c’est l’actualité, certains diront qu’ils le lisent pour des raisons professionnelles, ou le liront sans jamais l’avouer… L’appel du scandale est puissant et maître en l’art de stimuler l’imagination pour se trouver des excuses. Par exemple, ce n’est pas vraiment comparable, mais le mécanisme est le même: j’ai failli lire 50 nuances de Grey… Avant de retrouver le contrôle de ma raison et de jeter l’idée aux ordures 🙂
        Je pense que la responsabilité tombe sur les deux: le peuple et les médias/politiques. A mon avis c’est la seule façon pour que ça soit efficace… Mais l’appât du gain se mettra toujours en travers de la route de notre entente sur un monde meilleur.

  11. Je ne peux malheureusement être plus d’accord avec toi et surtout cette ambiance nauséabonde. Mais quelque part j’en veux plus aux acheteurs qui ne voient pas ce qui se trame la dessous.

  12. Un bel article sur une situation très regrettable. Je suis d’accord avec l’ensemble des propos, mais je dirais que cette femme a raison de se révolter par rapport à la façon ignoble dont elle a été traité publiquement. ( ne pas vouloir se venger est un comportement idéaliste et quasiment une attitude de sainte ) – l’outrage peut mériter une réponse. C’est la manière dont elle se venge qui finalement minimise sa colère, elle se venge avec un outil culturel (le livre) et elle en fait de l’argent. Elle aurait dénoncé les propos de son conjoint et son attitude indigne sur un blog, une page social ou autre accessible à tous sans y gagner le moindre pécule l’effet aurait été différent.
    La société de commérage existe déjà depuis pas mal d’années, elle n’en est pas le déclencheur, il suffit de regarder le rayon des libraires concernant la vie de nos politiques pour le voir, quand aux éditeurs qui se font de l’argent sur ce genre de livre c’est devenu monnaie courante.
    Je ne pose pas ce commentaire contre ce que tu as écrit mais plutôt pour partager mon avis. A bientôt.

    • Bonjour Marie, Tout à fait d’accord avec vous sur le fait que la société donnait déjà dans le voyeurisme avant cela. Ce que je voulais dire c’est que ce livre et son auteur pousse la société à s’y plonger encore plus profondément.
      Par contre, je ne suis pas d’accord avec vous sur l’idée de vengeance. Pas besoin d’être une sainte pour résister à l’envie de vengeance. Juste le courage de réunir la force de caractère nécessaire et le respect de soi. Pour avoir été moi-même dans une situation un peu similaire, je sais que la tentation est forte de se venger. Mais aujourd’hui je me félicite de n’avoir rien fait, car au jeu des réactions malsaines, j’ai gagné. Je peux me regarder dans la glace. Et je suis loin d’être une sainte 🙂
      Je suis d’accord avec vous qu’il faut une réponse. Mais une réponse n’est pas une vengeance. Rayer l’autre de sa vie, avoir une explication face à face où on oblige l’autre à faire face à son attitude, oui. Mais une vengeance non. Je pense que rien ne justifie d’humilier quelqu’un, de lui faire du mal, quel qu’en soit le moyen. Rien. Car lorsqu’on s’autorise ce genre de vendetta, on cesse d’être une victime.
      Je ne prends pas mal du tout votre message, au contraire, c’est enrichissant de parler des détails sur lesquels on n’est pas d’accord 🙂 Merci !

  13. Excellent article et bien à propos ! Tu m’arraches les mots de la bouche – même si je ne peux juger de la qualité du livre. Mais je ne pourrai jamais le lire, j’aurais l’impression de ne pas être à ma place… Et quel apport personnel cela me ferait ?
    Ce livre n’est décidément destiné qu’à une seule, et une seule personne… C’est triste et dommage, car les retombées ne seront pas seulement dures pour la personne visée, mais aussi pour celle visant…

  14. Si je suis d’accord avec tes écrits, il n’en reste pas moins que la société actuelle dans laquelle nous vivons ouvre la porte à toutes ses dérives. De plus en plus malheureusement, les émissions se veulent voyeuses, la télé réalité a empli les écrans ! Je me suis amusée cette année à survoler quelques émissions et ai juste été atterrée de voir, d’entendre et de constater…
    Ce qui m’attriste le plus dans ce déballage médiatique, c’est que l’on met tout cela en avant et qu’on laisse pourrir des situations autrement plus dures dans la vie de tous les jours de milliers de personnes !
    Les éditeurs sont des ânes. Trierweiler blessée n’avait qu’un souhait et a surement oublié ce qu’elle a appris lors de ses études journalistiques…
    Le mal est fait, trop tard…
    J’espère juste qu’aujourd’hui, le monde de l’édition a retenu la leçon !

  15. moi au contraire de vous tous, je respecte cette femme pour son cran et son courage d’avoir rétablit la vérité à travers ce livre.
    Et puis nous blogueurs nous couchons bien des mots sur la toile pour évacuer nos humeurs et faisons souvent la une d’Hellocoton sans compter les premiers prix dédiés aux blogs. Donc quelque part nous sommes comme elle. Je pense qu’elle avait besoin d’évacuer et même si ce livre est un peu cinglant il n’en est pas moins intéressant.

    • Mais il est bien là le problème: dans la vérité. Quelle vérité? Saurons-nous jamais si elle est complètement objective et transmet avec exactitude ce qu’il s’est passé ou ment-elle pour se venger? Et même si elle pense être sincère, la perception de chacun sur une situation, une personne et son discours est bien loin de la réalité. Ce qu’elle a écrit n’est pas la vérité, mais bien SA vérité et c’est en cela que c’est dérangeant.
      Quant aux blogs, je ne suis pas d’accord non plus. Je ne peux parler que pour moi-même, bien sûr, mais je fais dans la fiction, même quand la vie et ses turbulences m’inspirent, ça reste de la fiction. C’est une démarche totalement différente.

  16. Bien vu, et bien analysé Carine.

    Il est vrai que l’on peut se poser une foule de questions sur les motivations multiples qui l’ont poussée à écrire tout cela. Ce qui m’a frappé le plus, c’est le manque de dignité générale : pourquoi en faire tout un plat ? Pourquoi s’abaisser à commenter ce bouquin ? Plus le temps passe, plus je me mets à haïr ces journaleux qui se cachent derrière leur droit d’information…Après tout, sans vouloir être pervers, c’est presque commun une séparation. Je ris en écrivant cela, en pensant à ceux qui vont me traiter de tous les noms !!!. Concernant ce « scandale », je pense qu’il y a beaucoup de choses plus importantes à traiter qu’un étalage malsain de perversités plus ou moins sordides ou amusantes…

    Quand aux blogs, naturellement, je te suis amplement. Je préfère cent fois mieux divertir le « monde » avec les histoires du Guyr. Voilà qui est serein et sans ambiguïté. Dans cet univers pourri, nous avons besoin de tendresse et de rêves.

    Cela faisait longtemps que je n’étais pas venu te rendre visite, voilà qui est corrigé. Tu écris toujours aussi bien… Je reviendrai plus souvent.

    Amicalement,
    Catelin.

    • Merci beaucoup Catelin. Il faut aussi que je reparte en voyage du côté de chez toi pour une bonne bouffée de simplicité et de sensibilité 🙂 A bientôt.

    • Si faire savoir est le but, il s’agit donc d’informer. Dans une démarche d’information, il est indispensable d’écrire en toute objectivité et de présenter des faits vérifiables (sources, documents, …). C’est loin d’être le cas de ce livre. Il est impossible pour elle d’être objective puisqu’elle est partie prenante de l’histoire qu’elle nous raconte. Consciemment ou non, elle transcrit son interprétation des faits et pas les faits en eux-mêmes. Il faut un long travail de temps et de cicatrisation pour qu’une femme blessée puisse se détacher d’une histoire personnelle et en parler avec impartialité. Ce livre nous présente une réalité fantasmée (bien que « fantasmée » ne soit pas tout à fait juste) qui n’a rien à voir avec la vérité. A ce titre, mieux vaut aller lire une bonne fiction, même une mauvaise à la rigueur vous y trouverez le même résultat ! Je trouve par contre inquiétant que des lecteurs puissent prendre pour argent comptant le récit impulsif d’une femme bouleversée qui cherche à se venger. Peu importe qui écrit, il faut cultiver l’œil critique, prendre avec beaucoup de précaution les informations qu’on nous donne et se détacher de l’émotionnel pour rester dans le factuel.

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