Carte postale ensoleillée

Cette semaine mes mots auront une saveur iodée, ils vous arriveront portés par une brise de sable et d’embruns. Au programme un petit texte que je publierai ici au plus tard demain et, si je ne me laisse pas détourner de ma tâche par le chant mélodieux des phoques, d’avancer un maximum sur mon roman. C’est aussi et surtout l’occasion de partager avec vous quelques images de cette jolie ville du Pas-de-Calais. 

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Réminiscences…

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Laisser les yeux avides dévorer le paysage, faire provision d’images, de sensations. Se demander pourquoi ces couleurs si intenses ne semblent exister qu’ici. Promener ses doigts dans le vent, frôler des pierres centenaires. Prendre le temps d’admirer ce qu’on ne voyait plus.

Rêver d’aller se promener sous les frondaisons des noyers et leurs dentelles de lumière. Se réinventer dans des villages séculaires. Retrouver l’émerveillement de l’enfance devant les cracheurs de feu et leurs arabesques dans la nuit. Effeuiller mille livres, glisser le nez dans leurs pages pour retrouver l’odeur sucrée des ouvrages qui ont déjà plusieurs vies.

Répondre joyeusement à l’invite du verre pourpre, découvrir ses effluves, puis laisser exploser ses arômes sur le palais, trouver de nouvelles saveurs insoupçonnées une fois la gorgée délicatement disparue. Laisser se succéder les parfums, les textures, profiter avec les yeux puis avec la bouche.

S’épuiser le corps en pirate sur la Dordogne. Pieds qui glissent dans la fraîcheur du courant. Se laisser enchanter par le bruissement de toute la rivière, quand la pluie nous surprend en plein milieu. Se poser enfin et écouter les insectes de la nuit. S’enrouler dans une couverture pour compter les étoiles filantes.

Laisser filer les kilomètres vers de nouvelles destinations et se demander quels autres bonheur nous réserve encore le temps à venir… Fermer les yeux pour deviner l’océan dans la brise. Offrir sa peau à la morsure du soleil, jouer avec le sel que l’océan a déposé sur le corps, respirer l’odeur des embruns dans les cheveux. Se faire surprendre par la vague qui vous mange la moitié des vêtements, se laisser malmener par le vents et ses bourrasques en mangeant ses cheveux, en riant, en espérant vaguement sécher. Ou pas. Voir la peau s’assombrir, éclats de caramel, voir les cheveux s’éclaircir, éclats d’or.

Lâcher prise. Arrêter le temps. Partager… Oui, surtout partager.